Alcool : la gueule de bois, autre effet secondaire

 

Toute personne qui abuse de l’alcool connaît généralement des lendemains difficiles qu’on appelle communément la gueule de bois. Plus techniquement, il s’agit d’une condition appelée veisalgie. Elle se présente quelques heures après qu’une personne ait mis fin à sa consommation d’alcool et que l’organisme ait en principe neutralisé et éliminé l’alcool consommé. Plus la consommation d’alcool a été forte, plus les effets de la gueule de bois sont marqués.

Cet effet secondaire de l’alcool témoigne des difficultés rencontrées par l’organisme suite à la consommation de cette substance toxique. Les malaises associés à la veisalgie montrent clairement que l’organisme est affecté par l’alcool. Une telle situation qui perturbe ainsi l’organisme est nécessairement nocive pour la santé.

En fait, toute consommation d’alcool provoque plus ou moins une acidose métabolique, accompagnée d’une modification des mécanismes qui contrôlent le volume des liquides de l’organisme. Ceci entraîne un état de déshydratation, manifesté notamment par une sécheresse de la bouche et une soif marquée.

L’alcool provoque aussi immanquablement la production de substances inflammatoires dans l’organisme. Cette inflammation résulte toujours de la présence d’agents irritants dans l’organisme. Il ne fait aucun doute que l’alcool est une substance irritante pour nos tissus. Ces derniers se défendent contre les agents irritants de l’alcool en déclenchant le mécanisme de l’inflammation. Il s’agit d’un mécanisme de protection des tissus de l’organisme.

Pour échapper au processus inflammatoire, il suffit d’éviter toute substance irritante. Sans cette irritation des tissus de l’organisme, les mécanismes inflammatoires ne sont plus rendus nécessaires. L’inflammation n’est pas une affection en elle-même, mais une protection déclenchée par l’organisme suite à la présence d’un agent irritant. Toutes les substances toxiques sont en fait des irritants pouvant déclencher les mécanismes inflammatoires.

L’approche hygionomiste®, mise de l’avant par les membres du Collège des Naturopathes du Québec, préconise une gestion correcte du mode de vie, basée notamment sur la nécessité d’éviter toutes les substances toxiques. L’alcool en est une; la fumée du tabac en est une autre. Les drogues et les médicaments de synthèse renferment également de nombreuses substances irritantes. C’est le cas de plus pour de nombreux additifs alimentaires et toutes les substances qui ne peuvent pas être utilisées par l’organisme pour être transformées en matières vivantes.

L’alcool ne peut pas être transformé en matières vivantes. Qu’il soit consommé avec modération ou abusivement, il demeure un poison. C’est pourquoi l’organisme déclenche automatiquement ses efforts pour le neutraliser et l’éliminer. Évidemment, plus sa consommation est grande, plus les effets toxiques sont marqués.

La personne qui parvient à éviter le plus de substances toxiques possibles, est celle qui se place dans les meilleures conditions de vie saine. C’est pourquoi nous soutenons que la qualité de la gestion de notre mode de vie justifie dans une large mesure notre degré de santé.

Guy Bohémier, N.D., Ph.D.
Publié le: 21/01/2010